Le testeur ou la testeuse de jeux vidéo réalise principalement des tests afin de détecter et de rapporter des bogues dans un jeu électronique. Les tests portent sur différentes plates-formes multimédias, PC ou Mac, Internet, consoles de jeu de fabricants (ex. Nintendo Wii, Microsoft Xbox, Playstation 3), cellulaires. Ces tests visent principalement la navigabilité et la jouabilité des jeux. Le testeur ou la testeuse de jeux vidéo vérifie si les bogues détectés se retrouvent dans les différents niveaux du jeu ou dans ses différentes versions. Pour effectuer ce travail, un protocole spécifique permet de vérifier les bogues et l’utilisation d’une matrice de tests est nécessaire pour voir si le jeu fonctionne de manière adéquate. Par la suite, les résultats sont communiqués aux développeurs et intervenants techniques ou artistiques rédigeant des rapports de bogues.
Le programme d'apprentissage en milieu de travail a été élaboré par Emploi-Québec en concertation avec le ministère de l'Éducation et le et le Comité sectoriel de main-d'œuvre en technologies de l'information et des communications avec des représentants du secteur.
Le programme peut mener à l’obtention du certificat de qualification professionnelle de testeur ou testeuse de jeux vidéo. Celui-ci est signé par la ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale et son titulaire est inscrit au Registre des compétences du ministère.
Le métier de testeur ou testeuse de jeux vidéo exige la maîtrise des compétences qui correspondent aux modules obligatoires du carnet d'apprentissage, soit :
1. Être capable de se préparer de manière proactive;
2. Être capable d’effectuer des tests dans le jeu;
3. Être capable de rapporter le bogue;
4. Être capable de réaliser les suivis requis;
Au début de la démarche de qualification professionnelle, le compagnon évalue les compétences maîtrisées par la personne en apprentissage et ajuste le plan individuel d’apprentissage en conséquence. Le compagnon consigne les résultats de ses évaluations, au début et pendant l’apprentissage, dans le carnet à des fins de reconnaissance des compétences.
La durée de l’apprentissage peut varier selon l’expérience de l‘apprenti ou de l’apprentie, l’organisation du travail, etc. Le comité sectoriel de main-d’oeuvre estime que l'apprentissage dure normalement :
La participation au programme est volontaire. L’apprenti ou apprentie a 16 ans révolus et occupe un emploi dans le métier visé par l’apprentissage. En outre, la personne en apprentissage, son employeur et Emploi-Québec signent une entente relative au Programme d’apprentissage en milieu de travail.
Les compagnons ou compagnes d’apprentissage sont des personnes qualifiées qui maîtrisent pleinement les compétences de leur métier et qui sont capables de communiquer avec des apprentis ou apprenties, de les soutenir et d’attester qu’ils ou elles ont accompli leur apprentissage. Le comité sectoriel de main-d’oeuvre suggère fortement aux employeurs de sélectionner des compagnons qui ont déjà exercés le métier car il ne s’apprend pas à l’école.
Une connaissance approfondie des différentes plates-formes de jeux vidéo est un atout pour être testeur ou testeuse de jeux vidéo.
Pour obtenir leur certificat de qualification professionnelle, les apprentis doivent avoir terminé les modules obligatoires du carnet d’apprentissage, et avoir démontré, à la satisfaction du ou des compagnons, qu’ils maîtrisent les compétences décrites dans le carnet.
Au début de l’apprentissage, le compagnon ou la compagne d’apprentissage évalue les compétences de l’apprenti ou de l’apprentie afin d’attester des compétences déjà maîtrisées par celui-ci ou celle-ci, ce qui pourra réduire la durée de la période d’apprentissage. Une personne en apprentissage peut demander à recevoir une attestation pour les compétences maîtrisées dans le cas d’une norme professionnelle.
Le programme d'apprentissage en milieu de travail pour le métier de testeur ou testeuse de jeux vidéo a été élaboré par le Comité sectoriel de main-d'œuvre des technologies de l’information et des communications grâce au soutien technique et financier d’Emploi-Québec et de la Commission des partenaires du marché du travail.
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